La première semaine de l'année marque le début d'une période de prix plus favorable pour les myrtilles péruviennes.
La première semaine est un signe positif pour le cannebergeLe prix FOB moyen s'est amélioré par rapport au début de la saison précédente. Cependant, cette amélioration est principalement due aux exportations vers d'autres destinations, qui affichent le prix le plus élevé malgré un volume très faible de seulement 9 tonnes. Par conséquent, ce résultat n'est pas représentatif de la performance globale de la semaine ni de celle des marchés à plus gros volumes. Un suivi attentif dans les semaines à venir sera essentiel pour confirmer si le marché peut maintenir ce niveau ou si le prix s'ajustera avec l'augmentation des volumes de fruits.
Le rapport apporte également un éclairage important sur l'interprétation de ces données. Il précise que les informations relatives aux six dernières semaines ne sont pas encore définitives, ce qui peut entraîner des ajustements des moyennes, des valeurs minimales et maximales. Cette rigueur méthodologique permet d'interpréter la première semaine avec prudence et de garantir la cohérence des comparaisons entre les campagnes.

Comparaison des campagnes et de la volatilité hebdomadaire
Dans la comparaison historique, la saison 2025/26 se situe légèrement au-dessus de la moyenne pondérée de 2024/25, tandis que 2023/24 affiche des niveaux globaux plus élevés. Au-delà de la moyenne, l'intérêt du rapport réside dans la dispersion hebdomadaire, qui révèle l'ampleur des variations de prix en fonction de la période de l'année et du volume des transactions.
Dans ce contexte, la première semaine sert généralement de point de départ plutôt que de conclusion. Si le prix se maintient, l'activité de trading s'intensifie et de meilleures conditions s'offrent aux programmes. En cas de correction, l'accent est mis sur une exécution plus sélective, où l'objectif, le volume d'échanges et les conditions deviennent cruciaux pour tirer profit des spreads.
L'écart selon la destination détermine le résultat
Le rapport confirme que le prix FOB des myrtilles varie considérablement selon les marchés. Les États-Unis demeurent un marché clé en raison de leur importance, l'Europe et le Royaume-Uni présentent leurs propres tendances, et la Chine connaît généralement des prix plus élevés certaines semaines. D'autres destinations, quant à elles, affichent une forte concurrence et des pics de prix qui peuvent s'avérer pertinents pour les stratégies de diversification.
Pour les exportateurs, cet écart selon la destination a des conséquences directes. Il influe sur le choix des périodes d'exportation, l'élaboration des programmes d'exportation, les exigences de qualité et la coordination logistique nécessaire pour garantir que les fruits arrivent en parfait état. Durant les semaines de transition, ces différences ont tendance à s'accentuer, favorisant la régularité et pénalisant les retards ou les fruits non conformes.
Marchés biologiques et opportunités sur les marchés à plus petite échelle
Le segment bio présente une dynamique particulière au sein du rapport, avec un prix moyen plus élevé et une plus grande variabilité qui exigent généralement une plus grande précision dans la planification et l'exécution. Pour les acteurs de ce segment, la différence de valeur est bien présente, mais elle est maintenue par la constance de l'approvisionnement, la qualité des produits et leur traçabilité, notamment lorsque les données récentes peuvent encore être ajustées.
Le rapport identifie également des marchés qui, durant cette période, affichent des prix FOB attractifs pour des destinations plus modestes. Ces opportunités peuvent ouvrir des marchés de niche, à condition d'être évaluées en tenant compte des coûts logistiques, des risques liés aux conditions de transport et des besoins de l'entreprise. En résumé, la première semaine s'annonce prometteuse et confirme un principe fondamental : la valeur se construit en combinant destination, timing et exécution.