L’économie marocaine est en expansion, mais les écarts régionaux se creusent.

La région sud de Dakhla-Oued Ed Dahab est en tête du pays avec un taux de croissance du PIB de 10,1%.

L’économie marocaine a connu une croissance de 3,7 % en 2023, mais cette croissance n’a pas été répartie uniformément entre les régions. 

Certaines régions ont connu de forts progrès, tandis que d’autres ont pris du retard, selon un nouveau rapport du Haut-Commissariat au Plan (HCP).

Le Produit Intérieur Brut (PIB) du pays a atteint 1,48 trillion de dirhams aux prix courants, montrant des signes de reprise malgré les défis mondiaux.

La région sud de Dakhla-Oued Ed Dahab a mené la croissance du pays avec 10,1 %, grâce à la pêche et au BTP. Elle est suivie par Fès-Meknès avec 8,9 %, tirée par l'agriculture et les services. Marrakech-Safi a également réalisé une bonne performance avec 6,3 %, stimulée par la relance du tourisme.

Parallèlement, deux régions ont connu une croissance négative : Beni Mellal-Khénifra s'est contractée de 1,3% et la région de l'Est de 1%, toutes deux affectées par une baisse de la production agricole.

Le rapport montre également que la majeure partie de la richesse du Maroc est concentrés dans quelques régions.

« En 2023, la répartition de la richesse nationale a continué de montrer une concentration significative dans certaines régions. Aux prix courants, la contribution des régions au produit intérieur brut (PIB) national met en évidence le rôle crucial de quelques pôles économiques », note le rapport.

À elle seule, Casablanca-Settat génère près d'un tiers du PIB national. Avec Rabat-Salé-Kénitra et Tanger-Tétouan-Al Hoceima, ces trois régions génèrent près de 60 % de la production économique totale du Maroc.

Le HCP a noté que certaines régions ne jouaient qu'un rôle mineur dans la création de richesse nationale. Draa-Tafilalet et les trois régions du sud de Guelmim-Oued Noun, Laâyoune-Saguia al Hamra et Dakhla-Oued Ed Dahab ne contribuaient ensemble qu'à 7,6 % du PIB du Maroc. Draa-Tafilalet représentait 2,8 %, tandis que les trois régions du sud représentaient 4,8 %.

Parallèlement, les écarts entre la consommation des ménages et le revenu par habitant se sont creusés. Par exemple, le PIB par habitant à Dakhla-Oued-Ed-Dahab a dépassé 89.000 25.000 dirhams, soit plus de trois fois celui de Draa-Tafilalet, qui n'en comptait que XNUMX XNUMX.

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