Marché et exportation

L'Espagne a exporté pour 2.114 milliards d'euros de fruits rouges, dont un tiers provenait des myrtilles.

L'Espagne a clôturé l'année 2025 avec 426 527 tonnes de fruits rouges exportés et un chiffre d'affaires extérieur de 2 114 millions d'euros, dans un contexte où la fraise a conservé sa position de leader en volume, mais où la myrtille a renforcé son poids économique en concentrant 33 % de la valeur totale exportée par le secteur.

Les fruits rouges espagnols ont clôturé l'année 2025 avec 426 527 tonnes exportées et un chiffre d'affaires à l'étranger de 2.114 milliards d'euros, confirmant ainsi l'importance du secteur sur les marchés européens. Parmi ces résultats, le chiffre le plus remarquable est celui de… canneberge: représentant moins du quart du volume total, il représentait un tiers de la valeur exportée.

D'après les données du Département des douanes et des impôts spéciaux, traitées par FEPEX, canneberge En 2025, les exportations ont atteint 100 241 tonnes et 691,5 millions d’euros. Cela représente 23,5 % du volume total et 33 % de la valeur générée par tous les fruits rouges espagnols à l’étranger, une part qui confirme son importance dans le secteur des exportations du pays.

La fraise demeure le principal fruit rouge exporté d'Espagne, tant en volume qu'en valeur. L'an dernier, 265 183 tonnes ont été exportées, générant 871 millions d'euros de recettes, soit 62 % du volume total et 41 % de la valeur totale des exportations. La framboise, quant à elle, a atteint 53 178 tonnes et 505 millions d'euros, représentant 12,5 % du volume et 23,9 % de la valeur. À eux trois, ces produits représentent plus de 98 % du volume et des recettes d'exportation du secteur.

Dans ce contexte, la canneberge Elle se distingue par son ratio volume/revenu particulièrement favorable. Bien qu'elle exporte nettement moins que les fraises, elle contribue de manière significative au chiffre d'affaires total, renforçant ainsi sa position au sein d'une gamme de produits destinée à des marchés à plus forte valeur ajoutée.

Les mûres et les groseilles restent bien moins présentes, même si elles contribuent à la diversité de l'offre espagnole. En 2025, les exportations de mûres ont totalisé 6 765 tonnes pour 43 millions d'euros, tandis que celles de groseilles ont atteint 1 160 tonnes pour 3,7 millions d'euros. Leur part est plus faible, mais elles permettent d'élargir la gamme de produits à des créneaux spécifiques.

En termes de destination, l'Europe continue de représenter une part importante des achats. L'Allemagne demeure le principal marché, avec 123 851 tonnes et 631 millions d'euros, soit 29 % du volume exporté et 30 % de la valeur totale. Viennent ensuite la France (60 432 tonnes et 226,1 millions d'euros) et le Royaume-Uni (46 675 tonnes et 281 millions d'euros), qui conserve son importance malgré le Brexit. Les Pays-Bas (42 623 tonnes et 242 millions d'euros) et l'Italie (30 181 tonnes et 119 millions d'euros) figurent également parmi les marchés les plus importants.

L'interprétation de ces données est assez claire. Les fraises restent en tête en volume, mais les canneberge Elle confirme son importance croissante grâce à sa capacité à générer de la valeur. Dans un secteur d'exportation très spécialisé, ce poids économique la consolide comme l'une des baies contribuant le plus au marché espagnol des fruits frais.

 

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