Myrtilles égyptiennes : le volume augmente, mais la valeur dépend de la destination.

Plus de 77 % des exportations égyptiennes sont concentrées aux Pays-Bas, tandis que le Royaume-Uni et la Norvège affichent des valeurs FOB nettement supérieures. Cet écart implique d'examiner non seulement le volume des exportations égyptiennes, mais aussi le type de fruits arrivant sur chaque marché et leur état.

Par : Natalia Rubio Iversen

L'Égypte a déjà dépassé le stade expérimental. Entre janvier et juin, elle a exporté 4 902 tonnes de myrtilles et a confirmé sa capacité à exporter davantage de fruits vers l'Europe.

À partir de là, la question change. Il ne suffit plus de se concentrer sur le volume. La destination finale des fruits et leur valeur dans chaque marché sont tout aussi importantes. Les données de Blueberry World Analytics, fournies par Blueberries Consulting, montrent que cette expansion ne génère pas la même valeur sur tous les marchés.

Les Pays-Bas représentent le volume

77 % des expéditions sont destinées aux Pays-Bas, qui demeurent la principale porte d'entrée des myrtilles égyptiennes vers l'Europe. Pour un secteur en pleine expansion, ce marché représente une part importante du volume exporté.

Cela ne signifie pas que tous les fruits doivent suivre le même parcours. Une partie de l'offre peut se vendre à de meilleurs prix sur d'autres marchés, à condition de répondre aux exigences de qualité, d'état et de volume de ces destinations. Les Pays-Bas absorbent la majorité des expéditions, tandis que d'autres marchés affichent des valeurs FOB plus élevées.

Le prix varie en fonction de la destination.

Aux Pays-Bas, le prix FOB moyen s'établit à 6,39 dollars US le kilo, contre 10,27 dollars US au Royaume-Uni et 14,41 dollars US en Norvège. Cet écart significatif démontre que les myrtilles égyptiennes ne se vendent pas au même prix sur tous les marchés.

Cela ne signifie pas nécessairement que le Royaume-Uni ou la Norvège sont plus rentables. Chaque transaction est influencée par des facteurs tels que la taille, la qualité, le délai d'expédition, l'emballage, les spécifications et les conditions commerciales. De plus, les ressources disponibles ne permettent pas une comparaison équitable des volumes expédiés vers chaque destination ; par conséquent, la différence de prix FOB doit être interprétée avec prudence.

Le prix est également influencé par la température.

La différence de prix ne s'explique pas uniquement par la destination. Pour atteindre les marchés qui rémunèrent mieux, les fruits doivent conserver leur qualité depuis la récolte. Lorsque les bleuets sont exposés à des températures élevées après la récolte, la respiration et la perte d'eau augmentent, ce qui affecte leur fermeté et leur durée de conservation.

C’est là que le lien entre la manutention et la commercialisation prend tout son sens. La proximité avec l’Europe est un atout, mais elle s’avère peu utile si les fruits perdent en qualité avant même de quitter l’usine de conditionnement. Le stockage frigorifique, le calibrage et la traçabilité doivent impérativement suivre le rythme de la croissance des exportations. La question est donc de savoir quels fruits sont les plus adaptés à un acheminement à haut volume et lesquels possèdent la qualité requise pour obtenir un meilleur prix. Cette différence se manifeste dès la récolte et se préserve – ou se perd – après celle-ci.

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