Semaine 52:

Myrtille du Pérou : la campagne prend de l’ampleur et nécessite un affinement de la stratégie

La semaine 52 confirme une campagne de myrtilles péruviennes d'une grande intensité. Le total cumulé est en hausse par rapport à 2024/25, et plus que le volume lui-même, ce qui détermine le rythme est la combinaison des destinations, de la concentration régionale et de l'exécution logistique – des variables qui définissent actuellement la performance commerciale.

La campagne 2025/26 a atteint 333 284 tonnes accumulées à la 52e semaine, soit une hausse de 19 % par rapport à la campagne précédente. Sur le plan opérationnel, la courbe reste à un niveau élevé, confirmant l’importance de l’offre disponible sur les principaux marchés.

Au cours de la semaine 52, 6 633 tonnes ont été expédiées, un volume qui illustre la phase finale du pic et son impact sur la chaîne d’approvisionnement. À ce stade, la capacité de traitement, la disponibilité des entrepôts frigorifiques et les délais d’expédition deviennent aussi critiques que les opérations sur le terrain.

Destinations où le marché est en jeu

Les États-Unis demeurent la principale destination des myrtilles péruviennes et représentent la majeure partie des exportations. Parallèlement, l'Europe renforce sa position et se distingue à nouveau comme un marché moteur de croissance, exigeant toutefois une qualité constante et le respect des normes.

Le segment des « autres destinations » connaît la plus forte évolution, élargissant sa base de pays acheteurs et consolidant une diversification structurelle croissante. Pour les exportateurs, cela se traduit par un défi concret : adapter les formats, le volume d’activité et la planification logistique afin de maintenir des programmes stables sur des marchés en forte croissance qui exigent généralement une exécution plus précise.

© Proazulandanos

Régions qui soutiennent le volume

Le rapport fait état d'une forte concentration territoriale. La production et les exportations sont fortement concentrées à La Libertad, suivie de Lambayeque, tandis que d'autres régions contribuent de manière significative, bien que leur part du total soit plus faible.

Cette concentration a des effets concrets lors des pics d'activité, car elle permet de cibler les zones de forte pression sur la main-d'œuvre, l'emballage et la réfrigération, et d'identifier les éventuels goulots d'étranglement. Dans un contexte concurrentiel, la coordination territoriale n'est plus un simple détail opérationnel, mais un véritable atout pour garantir le respect des délais de départ et la qualité des produits à l'arrivée.

Le mélange et la logistique complètent le processus de lecture

En termes de composition, les bleuets conventionnels représentent toujours la part la plus importante du total, avec 304 688 tonnes, tandis que les bleuets biologiques représentent 28 596 tonnes. Cette répartition influe directement sur les perspectives commerciales de la saison, car elle détermine les programmes, les exigences de certification et les structures de prix en fonction du marché.

En logistique, le transport maritime demeure le pilier de l'activité avec une part de 96 %, contre seulement 3 % pour le fret aérien. Bien que minoritaire, le fret aérien sert souvent d'indicateur pour identifier les opportunités de marché et ajuster les programmes, notamment lorsque le marché devient plus sensible aux conjonctures.

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BlueBerries Consulting

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